Conjoncture du bâtiment 2010 - 1er Trimestre - CAPEB |
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1er trimestre 2010 : l’artisanat du bâtiment toujours en baisse, mais cette dégradation ralentit. Un signe d’encouragement ?Communiqué de presse de la Capeb du 8 Avril 2010.ÂPatrick Liébus, Président de la CAPEB, déclare : « l’année 2010 connaîtra encore une baisse d’activité qui pourrait être, sous toute réserve, moins sévère que l’année écoulée. Il n’est pas raisonnable de parler de reprise en 2010. En attendant, restons très vigilants ! » L’activité au 1er trimestre 2010 est conforme aux prévisions de la CAPEB et s’inscrit dans la continuité des tendances de 2009, à une nuance près : si l’activité de l’artisanat du bâtiment reste en baisse, celle-ci ralentit, pour atteindre – 6 %.Dans un contexte de récession du secteur du bâtiment dans son ensemble (- 8,5 %), la situation des petites entreprises reste fragile mais celles-ci témoignent d’une meilleure résistance aux aléas du marché. La CAPEB reste vigilante s’agissant de la situation des artisans, et mobilisée pour accompagner toutes mesures gouvernementales de relance de l’activité dès cette année. L’artisanat du bâtiment : un repli d’activité à - 6 % Dans un contexte du repli du volume d’activité dans le bâtiment (- 8 % sur un an), l’artisanat n’échappe pas à la tendance mais affiche un recul de 6 % en volume pour le premier trimestre 2010 comme en tendance annuelle (- 6 % sur un an). La baisse de l’activité de l’artisanat du bâtiment est donc moins rapide qu’en 2009 ; on peut espérer qu’elle soit stabilisée.
Dans le détail, trois groupes se dessinent. Le premier regroupe les métiers connaissant une plus faible baisse de leur activité : - 2,5 % pour les métiers de l’aménagement-décoration-plâtrerie. Le second concerne les métiers connaissant une baisse importante de leur activité : - 6 % pour la menuiserie, la serrurerie et l’électricité et – 4 % pour la couverture plomberie chauffage. Enfin, le dernier regroupe les maçons, artisans les plus impactés par le recul de l’activité, avec - 9,5 % en volume. Enfin, la détérioration de la trésorerie des entreprises artisanales s’infléchit quels que soient les corps de métiers des entreprises interrogées. 27 % d’entre-elles font toujours état d’une détérioration de leur trésorerie, tandis que seules 6 % d’entre-elles affirment que leur situation s’améliore. La construction toujours dans le rouge, mais un moindre repli pour la rénovation
La construction neuve comme l’entretien rénovation restent en recul. Néanmoins, si l’on observe une stabilisation de la baisse du volume d’activité des entreprises artisanales à un niveau encore important pour la construction (- 11 %), on note parallèlement une réduction de cette baisse pour la rénovation (- 2 %). Patrick Liébus commente : « Les chiffres du premier trimestre 2010 sont conformes à nos prévisions. Nous restons bien sûr vigilants sur nos prévisions pour cette année. En revanche, nous sommes convaincus que l’artisanat du bâtiment relèvera les défis liés à ses marchés, ce qui permettra aux entreprises d’amorcer, le moment venu, un redémarrage de l’activité dès 2011. En effet, d’une part, le bâtiment résiste grâce au marché de la rénovation, assuré à 68 % par les artisans du bâtiment et d’autre part, nous continuons à nous former et former nos salariés » En effet, plusieurs facteurs de croissance sont attendus par les artisans du bâtiment pour les années à venir : augmentation continue de la demande de logements, demande croissante de travaux d’amélioration énergétique sous l’impulsion du Grenelle de l’environnement, Plan de relance, retour à la confiance qui permettra aux ménages de « débloquer » leur épargne de précaution. « L’entretien-rénovation, victime lui aussi d’une conjoncture économique dégradée, profite néanmoins des mesures gouvernementales tels que l’Eco-PTZ, qui permettent aux particuliers de financer en moyenne 58 % de ces travaux. La signature cette semaine du 100 000ème Eco-PTZ témoigne de la prise de conscience de nos concitoyens des enjeux de la rénovation de leurs logements. De même, l’ECO-Subvention distribué par l’ANAH dans le cadre du Plan de relance a atteint près de 40 000 aides en fin 2009. Ces dynamiques, soutenues par le dispositif « zéro charge » pour les très petites entreprises qui recrutent, servent actuellement « d’amortisseur de crise » et devraient faire le lien avec la croissance dans les années à venir », conclut Patrick Liébus. (1) Enquête réalisée par l’Institut I+C auprès d’un panel de 1.300 entreprises artisanales du bâtiment. Les autres notes sur la conjoncture du bâtiment :
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